lundi 6 avril 2015

My tailor is digital

Déjà présents dans les centres commerciaux américains, les scanners corporels prennent vos mensurations en un rien de temps afin de vous proposer des vêtements sur-mesure.

Même le métier de tailleur est menacé par le numérique. Aux Etats-Unis, les scanners corporels remplacent les traditionnelles cabines d’essayage dans les malls. A l’image des scanners utilisés dans les aéroports, les caméras de ces "intellifit virtual fitting rooms" vont prendre vos mensurations sous toutes les coutures, des pieds à la tête, en quelques secondes.

Plus de besoin de faire des allers-retours entre les rayons et la cabine d’essayage, vous savez si allez rentrer dans ce jeans regular fit taille 42. Partenaire de marques comme Gap ou Banana Republic, Me-Ality compte disséminer ses cabines sur tout le territoire.

En France, on en est encore au stade artisanal. A Paris, Les Nouveaux Ateliers proposent la mesure 3D pour confectionner des costumes et des chemises sur-mesure pour hommes. Basée à Aix-en-Provence, My Tailor is Free se targue de proposer grâce à cette technologie du sur-mesure au prix du prêt-à-porter.

Connue pour ses imprimantes 3D, la société française Matrix 3D Printer a lancé « le premier scanner mobile ». Elle destine son Body Scanner à cette confection de vêtements sur mesure, sans que la personne ait besoin de se déplacer, mais aussi au domaine de la mode. « Les mannequins, en plus de leur " book " classique, vont pouvoir envoyer, pour leur casting, leur avatar en 3D.

D’autres usages sont envisagés. Dans le milieu paramédical, les kinés pourront se servir du Body Scanner pour scanner leurs patients ayants des problèmes de dos « afin d'analyser la source du problème et en suivre l'évolution ». Il peut également servir dans le domaine de la chirurgie reconstructrice (mammaire, reconstruction faciale…).

Les salles de sport offriront un meilleur coaching à leurs abonnés en les aidant à suivre visuellement la perte de graisse, la prise de muscle, la modification de la silhouette. Un avatar 3D peut aussi être intégré dans un jeu vidéo pour que le joueur devienne un personnage à part entière.

Commercialisé 9500 euros HT pour le kit complet (scanner, plateau rotatif, ordinateur et clavier), le système présente l’avantage de pourvoir « imprimer » le scan corporel. Un centre commercial, une boutique de produits bruns peut ainsi proposer à leurs clients de repartir avec leur statuette, à raison de 50 à 150 euros le « mini-moi ».



vendredi 3 avril 2015

Les 23 premières applications professionnelles de l’accord IBM-Apple

Huit mois après l’alliance historique entre IBM et Apple, une vingtaine de solutions professionnelles sur la centaine qui doivent être portées sur iPad et iPhone.

On en sait un peu plus sur le programme IBM MobileFirst for iOS apps qui vise à porter des solutions professionnelles sur l’environnement iOS. Huit mois après l’accord IBM-Apple, une vingtaine d’applis ont été dévoilées sur la centaine prévue. De la santé à la banque en passant par les télécoms, le commerce ou les transports, un grand nombre d’activités sont concernées. Morceaux choisis.

A l’hôpital. L’appli Hospital RN donne au personnel soignant accès aux dossiers patients en situation de mobilité. Notifications, alertes des malades, listes de tâches prioritaires… Les infirmières ont tout sur leur iPhone. Les lits des malades sont localisés sur une carte grâce aux balises iBeacon.

A la banque. Advisor Alerts sur iPhone et iPad s’adresse aux
gestionnaires de patrimoine. En un tableau de bord synthétique, ils prennent connaissance des nouvelles de la Bourse, des dernières transactions effectuées par leurs clients, de leur niveau satisfaction…. afin de prendre les décisions rapides qui s’imposent en fonction des conditions du marché.

Dans l’avion. Avec Passenger+, hôtesses et stewards disposent sur leur iPad d’informations clés sur leurs passagers. Ils peuvent identifier les voyageurs VIP mais aussi ceux qui risquent de manquer leur correspondance. Le personnel de bord peut alors envoyer aux passagers par e-mail une carte d’embarquement pour un autre vol.
 
En boutique. Avec Pick & Pack, les vendeurs sont informés en temps réel de l'emplacement et de la disponibilité des produits sur leur iPhone. Les produits sont localisés sur une carte grâce la technologie iBeacon.

En cas de sinistre. Depuis l’appli Risk Inspect sur iPad, les inspecteurs peuvent prendre des photos et des vidéos d’une zone sinistrée. Elle leur fournit aussi des données environnementales ou des statistiques sur la criminalité dans tel ou tel quartier.
  
Pour la maintenance. Expert Tech fournit au technicien de maintenance
l’information utile pour son intervention. Il choisit un véhicule de service parmi la flotte d’entreprise. En route, une carte et des données sur la circulation les aident à arriver à destination plus rapidement. Sur place, il a accès aux caractéristiques techniques du matériel défectueux et des didacticiels vidéo. L’agent peut aussi interroger un expert via FaceTime.

Sur la scène du crime. Avec Incident Aware, les policiers sur la scène d’un incident peuvent transmettre à leurs collègues du commissariat un flux vidéo en temps réel sur leur iPhone, des données cartographiques GPS précises, la localisation des personnes impliquées. 


mercredi 1 avril 2015

Jobijoba ou le big data au service de l’emploi

L’agrégateur d’offres d’emploi a mis au point un algorithme permettant d’extraire automatiquement les compétences d’un candidat et de le guider vers un emploi auquel il n’aurait pas spontanément postulé.


On connaît le paradoxe. Alors que la France connaît trois millions et demi de demandeurs d’emploi, plus de 460 000 offres d’emploi seraient non pourvues. La faute à qui ? A quoi ? A ces recruteurs qui recherchent le mouton à 5 pattes ou embauchent toujours les mêmes clones. Aux candidats trop frileux pour postuler en dehors de leur métier d’origine ?

Le big data pourrait briser ce cercle vicieux en réalisant enfin le « matching » tant espéré entre compétences explicites ou implicites des candidats et besoins plus ou moins bien exprimés par les employeurs. C’est le pari de Jobijoba, agrégateur d’offres d’emploi de près 400 jobs boards. Le site lance son Conseiller emploi virtuel en s’appuyant sur les données accumulées depuis quelque 8 ans d’existence.

Ce conseiller va analyser le CV uploadé par le postulant mais aussi ses profils sociaux (Facebook, Twitter, Google+), son éventuelle lettre de motivation, sa navigation sur le site. A partir des lieux où il a étudié et exercé ses métiers, des expériences qu’il a engrangées, l’algorithme va en déduire des compétences, des affinités et les confronter aux réalités au marché du travail.

L’objectif du Conseiller emploi virtuel étant d’ouvrir l’horizon de recherche en suggérant aux candidats des emplois et des secteurs auxquels ils n’auraient pas forcément pensé mais pour lesquels ils ont les compétences requises.

Une secrétaire qui maîtrise des notions de compatibilité et Excel pourrait candidater à des postes de secrétaire comptable, d’assistante de direction, de gestionnaire de paye. Vous êtes journaliste web ? Pourquoi ne pas répondre à cette offre de community manager qui exige des compétences « rédaction » et « relation presse » que vous maîtrisez.

Sur cette base statistique, le candidat va voir le salaire ou le type de contrat proposé mais aussi les régions les plus demandeuses de ce profil ainsi qu’un nuage de compétences demandées. En violet, apparaissent celles qu’il a déjà. A lui de décider si les compétences manquantes sont rédhibitoires ou non pour postuler.

L’étape suivante de Jobijoba étant de suggérer la ou les formations qui combleront le gap. Il peut déjà dégager des méta-compétences propres à une typologie d’offres. Par exemple, un grand nombre de sociétés dans le luxe réclament des commerciaux parlant à la fois le russe et l’arabe. Une paire de langues qui ne saute pas aux yeux première vue et que met en lumière le big data.