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lundi 27 juillet 2015

Manquerait-on de savoir-vivre dans les DSI ?

Ces deux dernières années, la moitié des DSI français ont observé une progression des incivilités verbales ou physiques dans leur société.


Étonnante étude que celle menée par le cabinet de recrutement Robert Half au sein des directions informatiques françaises. 

Selon un sondage de cent DSI réalisé en France en décembre dernier, 51 % d’entre eux ont observé une progression des incivilités verbales ou physiques dans leur société. Cela va de l’impolitesse aux paroles blessantes voire insultantes entre collègues ou entre managers et collaborateurs. Seuls 6% des DSI ont noté une diminution de ces incivilités.

Les grands comptes sont les plus touchés par le phénomène. Parmi les DSI interrogés, ce sont ceux des grandes entreprises qui sont, en effet, les plus nombreux (62%) à rapporter une progression de ces comportements négatifs. Pour Olivier Gélis, directeur général de Robert Half France, l’augmentation des incivilités concerne en fait toutes les entreprises françaises. Est-elle due au contexte économique ? Au stress?  A la dégradation des conditions de travail ? Tout à la fois ? L’étude ne le précise pas. 



jeudi 18 juin 2015

Pôle emploi ouvrira son Emploi Store le 2 juillet

Les personnes en recherche d’emploi pourront accéder à de nouveaux services digitaux : MOOCs, serious games, e-learning, applications mobiles…



Plus que quelques jours avant que Pôle emploi n’ouvre son Emploi Store. Une app store qui sera le point d’entrée unique pour l’ensemble des services digitaux de l’agence publique et ceux des partenaires, acteurs publics et privés du secteur de l’emploi et de la formation.

A partir du 2 juillet, les demandeurs d'emploi mais aussi plus généralement toutes les personnes en recherche d’emploi pourront accéder à de nouveaux services digitaux - MOOCs, serious games, e-learning, applications mobiles… -, accessibles sur le terminal de leur choix (ordinateur, smartphone ou tablette). Ces services seront organisés autour de quatre grandes thématiques : « Construire son projet professionnel », « Se former », « Organiser sa recherche d’emploi » et « Lancer sa candidature ».

L’interface sera ouverte pour les développeurs et les startups qui pourront utiliser les données de Pôle emploi afin de développer des services complémentaires qui seront mis à disposition des demandeurs et des employeurs.

Pôle emploi souhaite notamment proposer des outils d’évaluation des compétences, des applications dédiées à un secteur d’activité spécifique ou bien permettant de géolocaliser les offres d’emploi en fonction des moyens de transports et non plus par rapport à une distance en kilomètres.

En 2016, les entreprises disposeront également d’une plateforme digitale dédiée au sein de l’Emploi Store. Avec des services facilitant le dépôt des offres d’emploi, la recherche de candidats ou l’aide au processus du recrutement - de la sélection du candidat jusqu’à la signature du contrat de travail - pour accompagner les PME ne disposant pas d’un service des ressources humaines.



lundi 18 mai 2015

Allianz diffuse sa culture digitale sur YouTube

L’assureur va mettre en ligne la trentaine de vidéos qui ont servi à sensibiliser ses salariés sur les nouvelles tendances du numérique.


Bonne initiative de la part d’Allianz. L’assureur a décidé de rentre public le contenu pédagogique de sa Digital Academy. Lancée il y a un an, cette plateforme d’e-learning a été consulté par près de la moitié des salariés et des agents généraux du groupe.

Allianz diffusera, chaque jour sur sa chaîne YouTube, une vidéo ludique sur les réseaux sociaux, la communication digitale ou les nouvelles tendances du numérique. La première nous parle de l’agrégateur d’infos Scoop.it. 


mercredi 8 avril 2015

Pôle emploi se met aux MOOCs

Rédiger un CV, réussir un entretien d’embauche, construire son projet professionnel…. Pôle emploi lance une série de quatre cours en ligne ouverts à tous.



Et une brique digitale de plus. Depuis trois ans, Pôle emploi multiplie les initiatives dans le numérique. Sur son portail pole-emploi.fr, l’agence publique propose deux fois plus d’offres en agrégeant les annonces de 56 job boards partenaires. Elle propose aussi un accompagnement « 100% web » aux demandeurs d’emploi volontaires. Enfin, elle lancera son Emploi Store en juin.

Ce 7 avril, Pôle emploi a ouvert les inscriptions à ces « MOOCs pour l’emploi ». Des cours en ligne viennent compléter l’accompagnement des conseillers en agences et des informations déjà en ligne. Créés et animés par des experts de Pôle emploi et des entreprises partenaires, ces MOOCs peuvent être suivis par n’importe qui pendant un mois, à raison de 2 à 3 heures par semaine, indépendamment les uns des autres.

- Construire son projet professionnel (du 20 avril au 18 mai 2015)
Comment identifier les exigences d’une profession telle que la formation adaptée, les compétences attendues ou l’expérience nécessaire ? C’est tout l’objet de ce MOOC qui aide le candidat à définir son projet professionnel tout en tenant compte de ses compétences, centres d’intérêts et évolutions du marché.
Formateur : Fabien Beltrame, responsable du département Orientation professionnelle et formation de Pôle emploi
Intervenants : Thierry Roger, directeur de l’Espace Emploi Carrefour France, et Laure Bucas, responsable recrutement et mobilité interne de France Loisirs
Inscriptions ouvertes dès le 7 avril

- Organiser sa recherche d’emploi, trouver et sélectionner les offres (du 27 avril au 25 mai 2015)
Comment s’organiser lorsque l’on recherche un emploi ? Ce MOOC apporte la méthodologie adéquate pour optimiser sa recherche d’emploi, adopter les bonnes habitudes et choisir les outils adaptés.
Formateur : Thomas Kleitz, conseiller Pôle emploi 100% Web, référent sur l’organisation de la recherche d’emploi
Inscriptions ouvertes dès le 7 avril

- Réussir son CV et sa lettre de candidature (du 4 mai au 1er juin 2015)
Comment rédiger un CV et une lettre de motivation adaptés à un poste ? Un MOOC pour mieux comprendre les attentes d’un employeur et ainsi, personnaliser sa candidature.
Formateurs : Cecilia Cespedes, Céline Segaut et Laurence Maire, conseillères Pôle emploi
Intervenants : Laure Bucas, responsable recrutement et mobilité interne de France Loisirs
Inscriptions ouvertes dès le 13 avril

- Réussir l’entretien d’embauche et relancer l’employeur (du 11 mai au 8 juin 2015)
La préparation à un entretien d’embauche est incontournable. Savoir se présenter, argumenter, identifier les compétences à valoriser en fonction du poste... telles sont les thématiques abordées pour ce quatrième MOOC.
Formateurs : Céline et Béatriz, conseillères Pôle emploi
Intervenants : Anne-Laure Bichet, responsable emploi, formation et gestion des compétences à Pomme de Pain,  Valérie Magne, chargée du recrutement à Pomme de Pain,  Christine Salaün, coach en communication et mécénat.
Inscriptions ouvertes dès le 20 avril

mercredi 1 avril 2015

Jobijoba ou le big data au service de l’emploi

L’agrégateur d’offres d’emploi a mis au point un algorithme permettant d’extraire automatiquement les compétences d’un candidat et de le guider vers un emploi auquel il n’aurait pas spontanément postulé.


On connaît le paradoxe. Alors que la France connaît trois millions et demi de demandeurs d’emploi, plus de 460 000 offres d’emploi seraient non pourvues. La faute à qui ? A quoi ? A ces recruteurs qui recherchent le mouton à 5 pattes ou embauchent toujours les mêmes clones. Aux candidats trop frileux pour postuler en dehors de leur métier d’origine ?

Le big data pourrait briser ce cercle vicieux en réalisant enfin le « matching » tant espéré entre compétences explicites ou implicites des candidats et besoins plus ou moins bien exprimés par les employeurs. C’est le pari de Jobijoba, agrégateur d’offres d’emploi de près 400 jobs boards. Le site lance son Conseiller emploi virtuel en s’appuyant sur les données accumulées depuis quelque 8 ans d’existence.

Ce conseiller va analyser le CV uploadé par le postulant mais aussi ses profils sociaux (Facebook, Twitter, Google+), son éventuelle lettre de motivation, sa navigation sur le site. A partir des lieux où il a étudié et exercé ses métiers, des expériences qu’il a engrangées, l’algorithme va en déduire des compétences, des affinités et les confronter aux réalités au marché du travail.

L’objectif du Conseiller emploi virtuel étant d’ouvrir l’horizon de recherche en suggérant aux candidats des emplois et des secteurs auxquels ils n’auraient pas forcément pensé mais pour lesquels ils ont les compétences requises.

Une secrétaire qui maîtrise des notions de compatibilité et Excel pourrait candidater à des postes de secrétaire comptable, d’assistante de direction, de gestionnaire de paye. Vous êtes journaliste web ? Pourquoi ne pas répondre à cette offre de community manager qui exige des compétences « rédaction » et « relation presse » que vous maîtrisez.

Sur cette base statistique, le candidat va voir le salaire ou le type de contrat proposé mais aussi les régions les plus demandeuses de ce profil ainsi qu’un nuage de compétences demandées. En violet, apparaissent celles qu’il a déjà. A lui de décider si les compétences manquantes sont rédhibitoires ou non pour postuler.

L’étape suivante de Jobijoba étant de suggérer la ou les formations qui combleront le gap. Il peut déjà dégager des méta-compétences propres à une typologie d’offres. Par exemple, un grand nombre de sociétés dans le luxe réclament des commerciaux parlant à la fois le russe et l’arabe. Une paire de langues qui ne saute pas aux yeux première vue et que met en lumière le big data.

mercredi 25 mars 2015

La Grande Ecole du Numérique ouvrira ses portes le 1er octobre

Dans une lettre de mission, Manuel Valls donne le cadre de la Grande Ecole du Numérique souhaitée par le président. Il s’agira en fait d’un ensemble d’établissements labellisés. A l’image de la French Tech.

Crédit : Samsung
On s’en souvient. Lors de sa conférence de presse du 5 février 2015, François Hollande avait annoncé la création d’une « Grande École du Numérique ». Une initiative destinée à favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes, en particulier les décrocheurs scolaires, en se formant aux nouvelles technologies. Le président n’avait pas donné d’autres précisions sur les contours que prendrait cette grande école.

Dans une lettre de mission, Manuel Valls pose le cadre. En fait, il ne s’agira pas d’un nouvel établissement mais – à l’image de la French Tech - d'« un réseau de structures labellisées, existantes ou à créer, réparties sur l’ensemble du territoire national », notamment dans les quartiers dits sensibles.

Ces centres seront accessibles à un large public, sans prérequis académiques, économiques ou sociaux, et se destineront en priorité aux jeunes sans emploi ni formation. Ils dispenseront des formations courtes (entre 3 et 24 mois), permettant une insertion professionnelle immédiate ou la poursuite d'études.

On imagine que les écoles de code dédiées aux autodidactes – Web@cadémie, Simplon.co, Ecole de la découverte, Webforce3… - seront parmi les premières à être labellisées. L’école 42 de Xavier Niel ou le campus de Samsung récemment ouvert à Saint-Ouen pourraient être également éligibles.

Si pour l’heure, ces formations ne sont pas encore inscrites au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) ni reconnues par la branche professionnelle des métiers du numérique, le Premier ministre envisagent qu’elles le soient. 

Nul doute qu’il recevra un écho favorable du côté de Guy Mamou-Mani puisque ce projet s’inscrit totalement dans le cadre du plan de formation à 360° initié il y a quinze mois par le président de Syntec numérique. Il aurait d'ailleurs soufflé l'idée de cette « Grande Ecole du Numérique » à François Hollande à l'occasion d'un déjeuner.

Enfin, la « Grande École du Numérique » sera dotée d’une structure nationale de coordination « afin de garantir la qualité et la portabilité des formations et d’en assurer la généralisation sur l’ensemble du territoire ».

Manuel Valls a demandé à Stéphane Distinguin, président de Cap Digital, Gilles Roussel, président de l’université Marne-La-Vallée, et à François-Xavier Marquis, consultant et directeur délégué du Fafiec, l’OPCA des entreprises de la branche de l’informatique et de l’ingénierie, de lui remettre leurs recommandations d’ici au 15 mai. 

Au 1er octobre, la structure de pilotage et un service de formation en ligne doivent être créés et une première vague de labellisations des structures de formation lancée.

mardi 17 mars 2015

Orange veut devenir un employeur à la fois digital et humain

Avec son plan stratégique Essentiels2020, l’opérateur entend définitivement tourner la page de la crise des suicides. Il souhaite que, d’ici cinq ans, que neuf salariés sur dix recommandent Orange comme employeur.


Crédit : Orange
Ne plus accoler le nom d’Orange avec la crise des suicides qui avait ébranlé le groupe à la fin des années 2000. Déjà, lors de l’élaboration du plan stratégique précédent – « Conquêtes 2015 » - son PDG, Stéphane Richard avait étroitement associé ses quelque 156 000 salariés, dont 99 400 en France.

Le nouveau plan, « Essentiels2020 », affiche une ambition forte. Que d’ici 5 ans, 9 salariés sur 10 recommandent Orange comme employeur. « Orange souhaite être une entreprise, à laquelle les femmes et les hommes sont fiers d'appartenir, précise le communiqué de presse. Le groupe veut construire un nouveau modèle d'employeur digital et humain, qui reposera sur une expérience salarié de qualité. »

Ce qui suppose d’assurer l’évolution des compétences dans un secteur, le numérique, particulièrement mouvant. Le groupe mise sur le digital avec comme objectif de dispenser, en 2018, la moitié de ses formations en ligne via l’e-learning, les MOOCs ou les serious games.

Au niveau managérial, Orange mettre en place « de nouveaux modes de fonctionnement plus agiles et plus collaboratifs, contribuant aussi à la qualité de vie au travail ». Une attention toute particulière sera portée aux outils qu’il met à disposition de ses salariés en contact avec le client. Pour réduire le stress au travail, Orange s’est fait le chantre du droit à la déconnexion des salariés.

Il s’agit aussi de donner davantage d’autonomie aux collaborateurs en renforçant la confiance et la responsabilité que leurs portent leurs managers. C’est l’un des points-clés du mal-être du groupe qu’avait soulevé le cabinet Technologia en 2010. Enfin, la satisfaction au travail passant également par la rémunération, Orange promeut l'actionnariat salarié, avec l'ambition d'atteindre à terme 10% du capital.

Si on ne peut qu’applaudir que le plan stratégique d’un groupe de cette taille comporte un volet RH aussi important, il couvre aussi des enjeux business. Orange veut augmenter la part des services IT dans son chiffre d’affaires en se concentrant notamment sur les outils de travail des salariés, mobiles et collaboratifs. Orange veut démentir le vieil adage qui veut que les cordonniers soient les plus mal chaussés en servant de vitrine à sa propre offre. 


Orange, le film de la marque par Orange

mercredi 11 mars 2015

Deutsche Bank paie mieux ses informaticiens que Google

Le site britannique Emolument.com a analysé les fiches de paie des cadres sup' dans l’informatique. Résultat : mieux vaut travailler dans une banque que pour un pure player du web. 


Courtisés de tous côtés, des startups aux grandes institutions financières, les experts de l’informatique n’ont pas de problèmes de fin de mois. Les rémunérations (salaires + primes) relevées par le site de benchmarking Emolument.comauprès de 503 cadres supérieurs du secteur IT (10 ans d'expérience ou plus) au Royaume-Uni donnent le tournis. Elles peuvent dépasser allégrement les 100 000 £.

Si les pure players que sont Google (120 000 £) ou IBM (100 000 £) leurs font des ponts d’or, les grandes banques surenchérissent très nettement. Le secteur financier propose 130 000 livres par an. Dans le trio de tête, Deutsche Bank, Crédit Suisse et UBS dépassent les 160 000 livres par an. L’assurance est loin derrière (76 000 £). Sans même parler de la fonction publique (51 000 £).




jeudi 19 février 2015

Six startups qui dynamisent le marché de l’emploi

Fini les sites d’emploi plan-plan. La nouvelle génération d’acteurs de l’e-recrutement mise sur le « matching », la vidéo ou la cooptation pour donner de nouvelles armes aux candidats.


Crédit : Easyrecrue

On croyait le marché de l’emploi figé entre les job boards d’un côté, qui ne font que diffuser offres d’emploi et CV, et, de l’autre, les réseaux sociaux professionnels de type LinkedIn et  Viadeo. La relève fait un pont entre les deux en instillant des fonctionnalités sociales et en tentant d’inverser le rapport de force entre employeurs et candidats.
 
Six startups prometteuses ont pitché, ce mardi 17 février, devant Axelle Lemaire secrétaire d’Etat au Numérique et François Rebsamen, ministre du Travail, dans le cadre du Jeudigital, devenu exceptionnellement pour un soir un Mardigital.

- JobAroundMe, une application mobile qui permet aux candidats de géolocaliser en temps réel les offres d’emploi et de postuler avec un CV « embarqué ».

- MindMatcher rapproche les offres et les demandes d’emploi grâce au développement d’un algorithme de matching par compétences.

- Easyrecrue rapproche, lui, candidats et recruteurs par le biais de la vidéo.

- Yupeek est un réseau social spécifiquement destiné aux étudiants et jeunes diplômés.

- MyJobCompany, plateforme de recrutement par cooptation.

- Jobaproximite, plateforme BtoB permettant de gérer l’ensemble du processus de recrutement.

Enfin, Pôle emploi a présenté l’Emploi Store, une plateforme qui permettra le développement de produits et services innovants développés à partir des données mises à disposition par Pôle emploi. Sur le modèle de l’App Store d’Apple, elle sera ouverte dans les prochains mois aux développeurs et startups pour qu’ils puissent proposer leurs applications dédiée.